"Rieu, petit torrent qui traverse la propriété enjambé d'un pont"

  Vacqueyras est un petit village viticole situé au pied des Dentelles de Montmirail, entre Carpentras et Vaison la Romaine.
Le village est la patrie de l'illustre troubadour du XI ème siècle, Raimbaud et du célèbre chirurgien napoléonien Imbert Delonnes.
L'origine du nom porte date de l'époque gauloise puis a été déformé par le provençal et l'écriture; "Vac" vallée et "Queiras" rocher. Vacqueyras serait la vallée de pierre. 

  Les premiers actes notariés en notre possession datent de 1692, écrits en vieux français, ils font état de "terres vignes" et précisent que les poules "galines" doivent être enfermées pendant la récolte des raisins "vendumieus".
En 1746, notre ascendant, joseph Auguste BLAY a partagé la propriété entre ses deux fils, la délimitation des terrains était comptée en "cannes" soit 2.50 m environ.

  En 1842, l'inventaire après décès, mentionne que les caves de "ladite grange" où se trouvent : huit bouteilles noires de trois litres chacune et douze bouteilles d'un litre, plus trois dames-jeannes de trente litres et un tonneau "cerclé de fer"  de cent huit litres. Actuellement, dans ladite grange, existe toujours deux cuves construites en pierre dont l'une d'entre elles est carrelée intérieurement. Le neveu Adrien ANDRIEU devient alors propriétaire des lieux.
La propriété était vouée à la polyculture. On trouvait des arbres fruitiers (abricotiers, cerisiers), le mûrier pour les vers à soie, l'olivier pour l'huile, des céréales et un peu de maraîchage.

  Au fil du temps, les céréales ont disparu ainsi que le maraîchage pour des près, aliment pour les chevaux de labour. Les arbres fruitiers ont cédé leur place à l'olivier.
En 1927, les oliviers ont payé un lourd tribu à cause du froid qui s'est abattu sur la région (-22°C avec le mistral).
La vigne déjà présente sur l'exploitation a remplacé les oliveraies. Seuls quelques oliviers subsistent pour la production familiale d'huile d'olive.

   Désormais la propriété est exclusivement plantée de vignes avec les cépages locaux : jacqués, grand noir, Carignan, aramon ( qui seront interdits par la législation des appellations d'origine contrôlée) grenache, clairette et bourboulenc qu'on retrouve actuellement.
Toute la production était alors vendue à des négociants éleveurs qui se chargeaient de la vinification.

  Dans un souci de qualité et de rentabilité, dans les années 1945, sa petite fille Andrée épouse Renaud FARAUD, à eux deux ils continuent l'exploitation familiale et décident de la construction d'une cave de vinification. Le vin produit est alors vendu à des négociants manipulateurs qui se chargent de la commercialisation sous leur propre marque.

  En 1970, leur fils Jean-pierre FARAUD prend la suite de l'exploitation et commence la commercialisation du vin à la propriété, en bouteilles. C'est à cette époque que le "Domaine le Pont du Rieu" est créé et c'est sous cette appellation que la production est toujours commercialisée.
Dans la lignée familiale, Céline, fille de Jean Pierre, décide de travailler sur le  domaine et de continuer ainsi l'exploitation familiale.
Le domaine a une superficie totale de 20 hectares.